après Aurore Bergé pour LRM et Olivier Marleix pour LR, le RN préférez Marine Le Pen, le PS Boris Vallaud, les Verts Julien Bayou et Cyrielle Chatelain

La députée des Yvelines Aurore Bergé après l'annonce de son élection en tant que présidente du groupe parlementaire des députés La République en marche, à Paris, mercredi 22 juin 2022.

Avant l’élection du président de l’Assemblée nationale, attendue lors de la première séance publique de la 16e mandature, mardi 28 juin, les neuf groupes parlementaires qui ont émergé du second tour des élections législatives procèdent, les uns après les autres, à l’élection de leur président. Mercredi 22 juin, les élus de La République en marche (LRM), des Républicains (LR), d’Horizons ainsi que les communistes et apparentés et le MoDem ont désigné leur représentant, après ceux de La France insoumise mardi – Mathilde Panot a été réélue.

Lire aussi : Législatives 2022 : neuf des dix groupes parlementaires à l’Assemblée nationale ont élu leur président

Les 171 députés membres de La République en marche – dont le nom devrait devenir « Renaissance » dans les prochaines semaines – ont choisi la députée des Yvelines, Aurore Bergé, pour tenir ce poste aux prérogatives importantes. Le président de groupe participe à la conférence des présidents, lors duquel l’agenda des discussions est évoqué, peut demander une suspension de séance publique, dispose dans certaines conditions d’un temps de parole plus important et de la possibilité de prolonger des débats nocturnes au-delà des heures autorisées pour terminer l’examen d’un texte.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Des députés de la majorité déboussolés et à la recherche de nouveaux leaders

Ancienne membre des Républicains, Aurore Bergé, 35 ans, l’a emportée par 88 voix contre 29 à Guillaume Vuilletet, 25 à Rémy Rebeyrotte et 11 à Stella Dupont. Ancienne présidente déléguée du groupe, Mmoi Bergé succède à Christophe Castaner, qui n’a pas été réélu député dimanche. Devant la presse, Mmoi Bergé a dit sa « grande émotion »sa « grande fierté » et son sentiment de « grande responsabilité »alors que les macronistes ont perdu la majorité absolue et que l’exécutif cherche la voie pour faire passer ses réformes.

Olivier Marleix prend la tête du groupe Les Républicains

Le député d’Eure-et-Loir Olivier Marleix, 51 ans, a été élu mercredi à la tête des députés Les Républicains par 40 voix contre 20 pour l’autre candidat, Julien Dive, et un vote blanc. Fils de l’ancien ministre Alain Marleix, Olivier Marleix est député depuis 2012. Président des Républicains d’Eure-et-Loir depuis 2016, ce représentant de l’aile conservatrice de LR avait parrainé Laurent Wauquiez en 2017 dans la course à la tête du parti, puis Michel Barnier lors de la primaire de 2021.

Il avait déjà été candidat à la présidence du groupe en 2019 et avait été battu par Damien Abad. Ce dernier a été exclu du parti après avoir été nommé ministre des solidarités dans le gouvernement d’Elisabeth Borne. Le groupe LR est passé d’une centaine à une soixantaine de membres dans la nouvelle Assemblée, à la suite de l’échec de Valérie Pécresse à la présidentielle.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Emmanuel Macron en quête d’une voie de sortie pour gouverner : grande coalition ou accords au cas par cas ?

La troisième élection, mercredi, s’est déroulée du côté d’Horizons. Le parti fondé et rendu par Edouard Philippe, constitué de 29 députés, a décidé de vouloir être représenté par le maire d’Ajaccio Laurent Marcangeli, député de Corse-du-Sud depuis dimanche. Homme fort de l’opposition aux nationalistes dans l’île, avocat, c’est un ami de l’ancien premier ministre.

M. Marcangeli, avocat de 41 ans, avait été le plus jeune député de Corse, à 31 ans en 2012, élu sous les couleurs de l’UMP dans la 1concernant circonscription de Corse-du-Sud. Il avait remis la droite au pouvoir en 2014 à la mairie d’Ajaccio. Du fait de la règle du non-cumul des mandats, en vigueur depuis 2017, il va devoir abandonner ses fonctions de maire. Dès février 2022, M. Marcangeli avait apporté son soutien à Emmanuel Macron pour un second mandat.

Boris Vallaud patron des députés PS

Le député du Puy-de-Dôme, André Chassaignelui a été reconduit à la tête du groupe des élus communistes et apparentés (6 députés ultra-marins se sont rattachés aux 12 députés du Parti communiste français), nommé Gauche démocrate et républicaine (GDR). « Comme nous nous y sommes engagés au lendemain de l’élection présidentielle, les députés du groupe GDR travailleront de concert avec les autres groupes parlementaires de la Nouvelle union populaire écologique et sociale »un relevé dans un communiqué du secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel, en saluant l’élection d’André Chassaigne, à laquelle il était favorable.

Du côté du MoDem, Jean-Paul Mattei, 68 ans, proche de François Bayrou et appliqué dans son ancienne circonscription des Pyrénées-Atlantiques, a été élu mercredi. Il succède à Patrick Mignola, qui n’a pas été réélu député. M. Mattei l’a emporté par 36 voix contre 9 à son seul concurrent, Nicolas Turquois, et 2 voix blancs. Le groupe centriste, allié de LRM et Horizons dans la majorité, est fort de 48 membres dont un tiers de nouveaux élus.

Lire aussi : Pas de « chèque en blanc », « le blocage c’est lui » : la main tendue d’Emmanuel Macron accueillie fraîchement par les oppositions

Jeudi, c’était au tour de Marine Le Pen d’être élue présidente du groupe du Rassemblement national, pour laquelle elle était seule candidate, par la simple acclamation des 89 députés RN. Le groupe a en outre désigné comme candidat à la présidence de l’Assemblée Sébastien Chenu, et confirmé comme candidat à la commission des finances Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme.

Le député des Landes, Boris Vallaud, a pour sa part été élu président du groupe socialiste, prenant la suite de Valérie Rabault, qui n’était pas candidate. Agé de 46 ans et porte-parole du Parti socialiste, Boris Vallaud l’a emporté par 26 voix contre 4 pour son collègue Guillaume Garot. Jérôme Guedj, tombeur de la ministre Amélie de Montchalin aux législatives dans l’Essonne, avait retiré sa candidature dans la matinée.

Une coprésidence pour les Verts

A la tête de ce groupe d’une trentaine de députés, M. Vallaud succède à l’élue du Tarn-et-Garonne, Valérie Rabault, qui s’est montrée à plusieurs reprises peu enthousiaste à l’égard de l’alliance de gauche Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) scellée avec Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) aux législatives. La Nupes « a donné un espoir »tout en étant dans “l’affirmation de chacun ce que nous sommes”a affirmé devant la presse M. Vallaud après son élection.

Du côté des écologistes, le chef d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Julien Bayou, et la députée de l’Isère, Cyrielle Chatelain, ont été désignés jeudi à la « coprésidence » du groupe à l’Assemblée nationale, tandis que Sandrine Rousseau sera candidate à la vice-présidence du Palais-Bourbon. Cette coprésidence, une tradition des écologistes, sera « de fait », car elle n’est pas prévue par les statuts de l’Assemblée nationale, qu’EELV espère voir modifiés. Concrètement, les coprésidents tiendront les conférences de presse et prépareront le groupe des 23 députés.

Le Monde avec AFP

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*