la Colombie et le Venezuela parlent de réouverture des frontières

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Gustavo Petro, qui vient d’être élu président en Colombie, avait promis pendant sa campagne de rétablir les relations avec le Venezuela, rappelle le temps – le Venezuela l’avait entendu puisque, dès sa victoire dimanche, Caracas lui a demandé, au travers d’un communiqué, un rétablissement de ces relations. Gustavo Petro et Nicolas Maduro ont donc parlé mercredi de ce qui, pour El País« sera un des défis les plus complexes » du futur gouvernement colombien. D’autant que, explique un spécialiste contacté par le journal, « un rapprochement implique d’aller vers une reconnaissance du gouvernement vénézuélien, ce qui nécessite une négociation ». L’Espectador rappelle que si le Venezuela a rompu les relations diplomatiques en 2019, c’est parce que le président colombien d’alors avait reconnu l’opposant vénézuélien, Juan Guaido comme président par intérim.

Faire baisser la violence et augmenter le commerce

Gustavo Petro veut rétablir ces relations diplomatiques pour « répondre à la violence qui affecte les plus de 2 000 kilomètres de frontière » commune, souligne L’Espectadormais aussi pour « relancer le commerce » entre les deux pays : 7,2 milliards de dollars d’échanges en 2008, 400 millions l’an dernier. Pour autant, affirme un analyste, « un éléphant pourrait passer la frontière au nez et à la barbe des autorités ». Mais la fermeture oblige les entreprises à prendre des risques pour faire passer leurs marchandises. Le journal vénézuélien El Nacional un contacté des entrepreneurs vénézuéliens. Ils voient effectivement la victoire de Gustavo Petro comme une « étape importante qui va engendrer des relations commerciales fructueuses ». « Nous sommes appelés à construire un destin commun », dit même le président des Chambres et associations de commerce et production du Venezuela, Carlos Fernandez – pour qui la première a choisi de faire est de rétablir les relations diplomatiques.

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Au Mexique, une « commission de la vérité »

Au Mexique, une commission rendue mercredi en présence du président Obrador devra enquêter sur les abus commis par les autorités pendant la « vente de guerre » des années 60 à 80 par le PRI (Parti révolutionnaire institutionnel), parti qui a été au pouvoir pendant des dizaines d’années. Le Ministre de la Défense, le général Luis Crescencio Sandoval, qui était présent à la cérémonie organisée dans un camp militaire, a été pendant son discours invectivé par les familles des disparus, rapporte l’universel : « Où sont les disparus et les coupables ? » « Nous voulons la justice pour ceux-là ! » Le président Manuel Lopez Obrador a, par contre écrit le journalremercié le général Sandoval pour avoir accepté d’ouvrir les archives militaires afin de faire la lumière sur les disparitions – parlant, rapporte Journadaré'” un acte très fort et significatif » verser « une nécessaire réconciliation du pays ». Il a aussi parlé, souligne Excelsieurd’un « premier pas vers la justice », affirmant que « cette commission n’était pas là pour faire semblant ». Les familles de victimes, selon les témoignages recueillis par Milénioont dit lors de la cérémonie ” faire confiance au président mais pas à l’armée ».

Un procès pour la mort de Maradona

En Argentine, il y aura bien un procès dans l’affaire de la mort de Diego Maradona, le 25 novembre 2020. Le joueur est mort d’une crise cardiorespiratoire. La décision a été prise ce mercredi, « le jour où “, Remarque la Nacion« sur fête le 36ème anniversaire du meilleur mais de tous les mondiaux de football » – celui marqué de la main par le footballeur argentin, la fameuse « main de dieu ». Huit professionnels de la santé (médecin, psychiatre, psychologue…) seront jugés pour homicide involontaire avec circonstances aggravantes, détaille El Dia. L’équipe du procureur avait conclu, après enquête, que l’équipe médicale de Maradona s’était montrée « déficient », « imprudent » et « indifférent ». Dans Page 12l’avocat d’un des enfants de Maradona affirme que le procès montrera que le joueur « pendentif ses derniers jours, avait été abandonné ».

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Joe Biden veut une baisse des taxes sur l’essence

Aux États-Unis, Joe Biden tente de juguler la hausse du prix de l’essence : il a annoncé ce mercredi qu’il pouvait supprimer jusqu’en septembre une taxe fédérale de 18 cents par gallon. Le président américain appelle les États à faire de même pour « aider directement les électeurs américains ».

Le New York Times remarque que lorsque Joe Biden a lancé cet appel, « les républicains ont levé les yeux au ciel, et beaucoup de démocrates se sont demandés pourquoi cette demande arrivait si tard ». Voiture, note le journal, « des variations sur ce concept ont rebondi d’État en État depuis presque un an, accordé par des gouverneurs démocrates mais aussi républicains ».

Versez autant, le Globe de Boston j’estime que ” supprimer la taxe sur le carburant est un gimmick », reprenant là le qualificatif utilisé en son temps par Barack Obama. Un gimmick, parce que selon le journal, « même si le Congrès et les États suivent Joe Biden, l’impact sera minime » : d’une moyenne de 5 dollars le gallon, on ne passerait qu’à 4,50 dollars. En plus, la taxe sur le carburant sert à financer les transports. « Saper le financement des infrastructures publiques pour résoudre une crise à court terme n’a aucun sens », martèle l’éditorialiste. Versez le le journal Wall Streetsuspend cette taxe fédérale pour trois mois, « c’est juste assez pour réduire la colère des conducteurs, pardon, des électeurs, quand ils savent leur réservoir cet été. At-on du déjà vu provisoire plus clairement cynique d’acheter des votes ? », s’étrangle le journal – les élections de mi-mandat auront lieu en novembre prochain.

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