retour sur les transferts bien sentis de cette dernière décennie

On y est ! La Draft NBA 2022 commence dans quelques heures à peine. Pour préchauffer en vue de cette soirée, on a voulu vous lister certains des plus gros métiers de la dernière décennie, métiers qui sont tombés le jour même de la cérémonie ou juste avant. Attention, avec du recul, certaines de ces opérations pourraient choquer les lecteurs non avertis.

Kawhi Leonard, Davis Bertans et Erazem Lorbek contre George Hill (2011)

Alors-là, il pique vraiment fort, même après plus de dix ans. Souvenez-vous : nous sommes en juin 2011 et la Draft tourne autour du phénomène Kyrie Irving, sélectionné en premier choix. Dans le Top 10 cette année-là, on retrouve des gars comme Kemba Walker, Tristan Thompson ou… Bismack Biyombo. Bref, passons. Un peu plus bas, un jeune ailier nommé Kawhi Leonard est attendu. Malgré des qualités évidentes, les managers ont des doutes sur certains aspects de son jeu, notamment le shoot à 3 points. Le Klaw redescendre donc jusqu’à la 15e place, où il est drafté par les Pacers. Avec déjà Paul George sur ce poste et plutôt à la recherche d’un garde, Indiana va donc chercher à l’échanger. Bien malins, les Spurs proposent en échange… George Hill. Le deal est bouclé, et San Antonio récupère même Davis Bertans et Erazem Lorbek (qui ça ?) au passage. Quand on voit ce que Kawhi est devenu depuis, on en connaît certains qui ont dû se mordre les doigts bien fort dans l’Indiana, mais aussi parmi les 14 franchises placées plus haut cette année-là.

Le troisième choix de la Draft (Jayson Tatum) et un futur choix de premier tour contre le premier choix (Markelle Fultz) (2017)

On le sait depuis plusieurs années maintenant, Danny Ainge est un grand malade quand il s’agit de monter des métiers pour mettre son équipe en bonne position. L’un de ses plus gros coups d’éclat en tant que GM est d’ailleurs arrivé à la Draft 2017. À l’époque encore GM des Celtics, Ainge se prépare à cette échéance en position de force puisque sa franchise possède le premier choix pour ce brouillon (merci encore aux Nets d’ailleurs). Markelle Fultz est le prospect attendu à la première place mais Danny ne l’entend pas de cette oreille. Aussi intéressé par Jayson Tatum, il va s’entendre avec les Sixers à peine quelques jours avant la cérémonie pour leur échanger son premier choix contre leur pick 3 et un futur choix de premier tour. Tout est validé, les Sixers draftent Fultz pendant que les Celtics choisissent Tatum. Cinq ans plus tard, JT est devenu le leader de la franchise au trèfle et l’un des meilleurs joueurs à son poste pendant que Markelle Fultz enchaîne les pépins physiques et peine à exploiter son potentiel. Dure réalité pour le joueur et les Sixers, mais Danny Ainge a encore eu du nez sur ce coup-là.

Donovan Mitchell contre Trey Lyles et Tyler Lydon (2017)

Bon, on vous l’accorde, celui-là était peut-être plus difficile à voir venir. Snobé par pas mal de franchises puisqu’il n’a été drafté qu’en 13e position, Donovan Mitchell n’a pourtant mis que quelques mois à s’imposer comme l’un des tous meilleurs joueurs de sa cuvée. Il faut donc féliciter le Jazz pour ce gros coup, puisque les Mormons ne possédaient pas, au départ, de choix de draft suffisamment bien placé pour espérer le récupérer. Mais voyant que Mitchell était toujours disponible après les sélections du Top 10, Utah a tenté sa chance en négociant avec Denver pour récupérer les droits de l’arrière après que les Nuggets l’aient choisi. En proposant en échange Trey Lyles et Tyler Lydon, poste 4 tout juste drafté en 24e position (paye la contrepartie), le deal a été conclu. Deux joueurs qui ne donneront pas grand-chose dans les Rocheuses, à l’inverse de Donovan Mitchell, brillant depuis son année rookie à Salt Lake City.

Luka Doncic contre Trae Young (2018)

Et on termine avec du lourd, et un commerce qui avait vraiment fait parler à l’époque. On vous repose le contexte : nous sommes à la veille de la Draft 2018, une cuvée qui regroupe pas mal de gros talents. Si Deandre Ayton est attendu en choix n°1 à Phoenix, derrière, ça se bouscule un peu : les Kings, les Hawks, les Grizzlies et les Mavs se préparent et vont devoir faire un choix. Mais certaines franchises sont sûres du joueur qu’elles veulent sélectionner et vont s’entendre entre elles pour assurer le coup. C’est dans cette idée qu’Atlanta, qui possède le troisième choix, va pouvoir avec Dallas, qui choisira en cinquième position. Les Mavs veulent absolument récupérer Luka Doncic et vont demander aux Hawks de le drafter pour eux avant de récupérer Trae Young deux crans plus bas et de procéder à un échange impliquant également un premier tour de draft 2019 protégé (en faveur d’Atlanta). On s’en doutait déjà en voyant ce que le Slovène avait réalisé en Europe, mais on a eu la confirmation qu’Atlanta a sans doute laissé passer un talent générationnel alors que la franchise était en position de force. Pas de manque de respect envers Trae Young qui est All-Star, fait un super début de carrière en NBA et constitue un très bon adapter avec sa franchise. Mais quand on voit la grandeur de Luka notamment en Playoffs, on se dit que les Hawks ont peut-être raté quelque chose de grand en 2018.

Les dernières heures avant la cérémonie de la Draft soient un peu folles, et il s’y passe beaucoup de choses. Souvent des métiers anodins, mais parfois aussi des mouvements inattendus qui font basculer le destin d’une franchise. On a maintenant hâte de voir ce que vont nous réserver les GM pour ce soir.

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