Washington entend reprendre le chemin du désarmement

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La Maison Blanche a annoncé, ce mardi 21 juin, que les États-Unis allaient renoncer à utiliser des mines antipersonnel terrestres, et s’engager à ne plus en développer, en produire ou en exportateur, pour à terme pouvoir rejoindre le traité d’ Ottawa. Précision : « l’exception » demeurera dans la péninsule de Corée.

« Aujourd’hui, l’administration Biden-Harris annonce une étape importante pour limiter l’utilisation des mines terrestres antipersonnel par les États-Unis », peut-on lire dans le communiqué rendu public par Washington ce mardi, à rebours des orientations prises pendant les années de présidence Trump.

Communiqué d’Adrienne Watson, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

Les États-Unis aligneront leur politique concernant l’utilisation de ces armes en dehors de la péninsule coréenne sur les dispositions clés de la Convention d’Ottawa, le traité international interdisant l’utilisation, le stockage, la production et le transfert de mines terrestres antipersonnel. En outre, le président interdira le développement, la production et l’acquisition de mines terrestres antipersonnel interdites en vertu de la Convention d’Ottawa, et demande au ministère de la Défense d’entreprendre des efforts diligents pour rechercher des alternatives aux mines terrestres antipersonnel qui seraient conformes et éventuellement permettre aux États-Unis d’adhérer à la Convention d’Ottawa, tout en garantissant notre capacité continue à répondre aux contingences mondiales.

Reprendre une place de leadership

« À terme », l’objectif consistait à rejoindre la congrès d’Ottawa, le traité international qui interdit, depuis la fin des années 1990, les mines antipersonnel, et que les États-Unis n’ont jamais signé. Ces derniers entendent s’aligner sur une grande partie des engagements de ce texte puis le ratifier.

C’était la position américaine avant Donald Trump. En 2020, l’ex-président avait levé les restrictions sur la production et l’utilisation de ces armes, qui ont fait en moyenne, avec les « restes explosifs de guerre » et les « mines improvisées », 19 morts par jour en 2020 , selon l’Observatoire des mines.

Selon cette organisation internationale, le nombre de victimes cette année-là, 2020, avait bondi de 20 %, en raison du ralentissement des efforts de déminage. Depuis 1993, les États-Unis « ont investi plus de 4,2 milliards de dollars » pour la destruction d’armes conventionnelles, rappelle Washington.

Nous poursuivrons cet important travail alors que nous franchissons une nouvelle étape pour reconquérir le leadership américain sur la scène mondiale.


La péninsule coréenne non concernée

La Maison Blanche appuie sa décision sur la guerre en cours en Ukraine. « Le monde a une fois de plus été témoin de l’impact dévastateur que les mines terrestres antipersonnel peuvent avoir dans le contexte de la guerre brutale et injustifiée de la Russie », justifie la présidence américaine.

L’utilisation par Moscou de ces munitions, entre autres, « a Indemnisation des biens considérables aux civils et aux caractères de caractère civil », dénoncent les États-Unis, qui estiment jouer un rôle moteur dans « l’atténuation des conséquences néfastes des mines terrestres antipersonnel dans le monde ».

Point important : les États-Unis continueront d’exclure du champ de leur décision concernant ces armes, déjà prohibées par de nombreux pays, y compris au sein de l’Otan, les mines antipersonnel américaines diffusées sur la péninsule coréenneoù les États-Unis sont engagés.

On ne va plus utiliser les mines antipersonnel sauf en Corée si besoin. C’est une question de relations entre les deux pays, c’est-à-dire les États-Unis et la Corée du Sud. (…) La Corée du Sud insiste pour que les États-Unis persistent de la défendre.

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