Zara, H&M et 15 autres boutiques fermées pour des raisons de sécurité à Roques, les commerçants inquiets pour le début des soldes

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Un pilier de soutien du centre commercial Roques endommagé est en cours de consolidation. Les pépites du site comme Zara ou H&M pourraient ne pas rouvrir pour le début des soldes (22 juin-18 juillet). Les commerçants du complexe situé à quelques encablures de Toulouse s’inquiètent même s’ils conservent l’espoir que l’intégralité des bâtiments rouvre au plus vite.

L’information à fuité des services administratifs du site, l’extension du centre commercial Roques ne devrait pas rouvrir pour le premier jour des soldes d’été (22 juin-19 juillet). Une bien mauvaise nouvelle pour les commerçants du site qui attendaient cette période de déstockage avec impatience. À noter que la direction indique « ne pas vouloir communiquer sur la situation ».

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Samedi dernier en milieu d’après-midi, un pilier de soutien s’est fendu au deuxième étage du bâtiment fragilisant la structure (voir édition du 20 juin 2022).Les gendarmes de Portet-sur-Garonne et les agents de sécurité du centre devait procéder à l’évacuation des boutiques, des communs et du parking silo adjacent. Depuis lors, l’accès aux enseignes comme Zara, H&M, Jules, Mango ou encore Adidas est interdit au public et est réservé aux salariés des magasins. Certains d’entre eux ont d’ailleurs refusé de reprendre le travail estimant que les conditions de sécurité n’étaient pas réunies (voir encadré).

« On ressent déjà les effets de la fermeture de l’extension »

En tout, 17 boutiques sont concernées sur la petite centaine que compte le centre commercial. Les boutiques qui restent ouvertes observent déjà une baisse de l’activité depuis le début de la semaine. C’est le cas du salon de coiffure Jean-Louis Aubry situé à un point stratégique entre la partie originale du site (ouverture 1974) et l’extension étendue en 2007. « Je ne peux pas encore les quantifier mais on ressent déjà les effets de la fermeture de l’extension. Les gens viennent chez nous entre deux courses, il y a peu de prises de rendez-vous. Alors quand des locomotives comme H & Mou Zara sont fermées, ça fait très mal. »

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Même topo à la parapharmacie qui fait la liaison entre l’ancienne partie du centre et la nouvelle. « Depuis la crise sanitaire, l’activité a baissé drastiquement mais là pire depuis samedi, c’est pire. On ne voit systématiquement personne. Sans flux entre le Leclerc et l’extension, on perd énormément de clientèle », s’alarme une salariée de l’établissement.
Jean-Luc Lagarde, le patron du magasin de prêt-à-porter pour enfants Tony Boy est plus partagé : « On a réussi à vaincre le Covid alors je ne fais pas trop de soucis. Pour moi, le véritable problème, c’est la fermeture des parkings aux étages. Plus de 700 places de stationnement en moins, nécessairement, cela va faire des mécontents et mécaniquement faire baisser l’activité. Après, il faut voir combien de temps l’extension va rester fermée, si le problème est résolu avant ce week-end, tout ira bien.»

« Une bricole »

Joint par téléphone hier en milieu d’après-midi Christophe Fouqueray, le président de l’union des commerçants de la galerie, se veut résolument disponible et mise sur une réouverture express : « J’ai pu voir le pilier endommagé. Pour moi c’est une bricole, cela ne devrait pas trop temps pour que cela rouvre, je pense au plus tard ce jeudi. C’est surtout le principe de précaution qui a joué. Le reste de la galerie n’aurait jamais rouvert s’il y avait eu le moindre risque d’effondrement de la structure ! »
Renseignements pris auprès de la préfecture, Les services de l’Etat n’ont pas compétence en matière de solidités des structures. La décision de réouvrir au public l’extension du centre relève de l’exploitant soit de la mairie concernée qui est l’autorité de police en matière.

Début de tensions en coulisses

Diane

, salariée d’un magasin de vêtements, n’a pas voulu reprendre le travail estimant que le risque était trop important : « La sécurité nous affirme qu’il n’y a rien à craindre mais cela a été dit qu’à l’ orale, aucune trace écrite. Je ne me voyais pas rebosser dans ces conditions. J’ai été affecté à un autre magasin du groupe en attendant que la situation s’éclaircisse. »


Le prénom a été changé

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